La centralisation du recueil du consentement au sein des navigateurs web représente une menace à la fois pour la liberté de consentement, pour les médias et pour l'open web qui vivent de la publicité.
L’intention est louable et le diagnostic partagé : l’Europe souffre d’une "fatigue du consentement". Les internautes sont épuisés par les bannières de cookies, et les entreprises noyées sous la complexité administrative comme l'a souligné le rapport Draghi. Avec sa nouvelle proposition de Règlement Digital Omnibus, la Commission européenne promet un choc de simplification. Mais en voulant ressusciter une vieille idée — la centralisation du consentement au niveau du navigateur (Article 88b) — elle risque de remplacer la fatigue des utilisateurs par une "confusion du consentement" généralisée, tout en fragilisant considérablement le modèle économique de l’open web.

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